Droit de plaidoirie : obligation, paiement et aide juridictionnelle
- 9 févr.
- 2 min de lecture
Le droit de plaidoirie est une somme souvent méconnue des justiciables. Pourtant, il est fréquemment dû dans le cadre d’une procédure judiciaire, y compris lorsque le client bénéficie de l’aide juridictionnelle.
Quel est son montant ? Est-il pris en charge par l’État ? Qui doit le payer ? Voici ce qu’il faut savoir.
Qu'est-ce que le droit de plaidoirie ?
Le droit de plaidoirie est une contribution obligatoire due pour chaque affaire plaidée par un avocat devant une juridiction.
Ses caractéristiques :
Montant fixe : 13 euros par dossier ou par plaidoirie
Dû lorsqu’un avocat intervient à l’audience pour représenter ou assister son client
Perçu par l’avocat puis reversé à la Caisse nationale des barreaux français (CNBF)
Important :Le droit de plaidoirie n’est pas un honoraire. Il s’agit d’une contribution légale destinée au financement du régime de retraite des avocats.
Le droit de plaidoirie est-il pris en charge par l'aide juridictionnelle ?
C’est une question fréquente : le droit de plaidoirie est-il inclus dans l’aide juridictionnelle ?
La réponse est non.
Même en cas :
d’aide juridictionnelle totale,
ou d’aide juridictionnelle partielle,
le droit de plaidoirie n’est pas pris en charge par l’État.
Il reste donc à la charge du client, quelle que soit sa situation au titre de l’aide juridictionnelle.
Qui doit payer le droit de plaidoirie ?
Le droit de plaidoirie est dû par le client :
pour chaque affaire plaidée,
même en cas d’aide juridictionnelle totale,
sauf exceptions rares (notamment en l’absence d’audience).
L’avocat est chargé de percevoir cette somme, puis de la reverser à l’organisme compétent.
A retenir
Montant : 13 euros par affaire
Ce n’est pas un honoraire
Il est obligatoire pour chaque audience de jugement ou de plaidoirie
Non pris en charge par l’aide juridictionnelle
Toujours à la charge du client
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